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lundi 12 mai 2008

Le rythme de travail




Depuis que je suis rentrée de stage, j’ai essayé de suivre un rythme régulier avec Clémence pour les activités Montessori.
Avec Pauline qui se met debout grimpe et cherche à tout attraper, il est très difficile pour Clémence de travailler quand sa soeur est dans les parages. Nous avons donc fait du temps de la sieste de Pauline le moment des activités.
Pour autant, la mise au travail était loin d’être évidente et sans les astucieuses propositions de Catherine pendant le stage, je crois bien que j’aurais désespéré de mettre Clémence au travail...



Bien sûr, la pédagogie Montessori repose sur le travail libre et choisi. Cela ne pose pas trop de problème au sein d’une classe: un lieu différent de la maison, clairement dédié au travail, une personne différente des parents et surtout d’autres enfants d’âge différents dont l’activité suscite l’envie et crée un effet d’entraînement.
Rien de tout cela chez nous pour le moment. Lorsque nous aurons déménagé, nous aurons une véritable classe, mais pour le moment, les activités sont réparties dans la cuisine pour la Vie Pratique et dans la chambre pour la Vie Sensorielle. Et pas d’autre enfant pour créer une ambiance de travail.

La solution proposée par Catherine est toute simple: il s’agit de mettre en place un contrat avec l’enfant. Chaque jour, il doit prendre au moins un certain nombre d’activités (2, 3 ou 4, par exemple). Il peut bien sûr en prendre plus, mais il peut aussi se contenter du nombre minimum et y passer beaucoup ou peu de temps. Peu importe, son contrat est rempli.
Pour l’aider à s’orienter dans ses choix, on prépare des petites étiquettes représentant chaque activité (voir photo). Dès qu’une activité a été présentée, on donne à l’enfant l’étiquette qui la représente. Toutes les étiquettes sont rangée dans une boite. 
Avant de commencer sa journée de travail, l’enfant regarde ses étiquettes et choisit ses activités.Il pourra bien évidemment changer de “programme” en cours de route ou décider de ne pas faire une activité qu’il avait sélectionnée (à condition qu’il respecte le nombre d’activités au contrat).

Voilà 5 jours que nous expérimentons cette manière de procéder  avec un contrat de 3 activités et les résultats sont très encourageants. Alors qu’il était très difficile de la mettre au travail, Clémence semble ravie de choisir ses petites étiquettes et en choisit généralement 5 ou parfois plus.
Comme le temps de la sieste de Pauline n’est pas très long, je dois parfois lui rappeler qu’elle a des activités à faire, mais globalement, elle travaille avec entrain. Et comme il lui arrive de plus en plus souvent de répéter son travail (avec les cadres, notamment), elle y passe facilement 3/4 d’heure à 1h et parfois plus.
Tout cela sans compter les moments de la matinée ou du début de soirée où il lui arrive de prendre une activité (essentiellement de Vie Pratique), ni le “travail” dans la maison (s’habiller, se laver, se coiffer, s’occuper du linge, s’occuper des plantes, faire la cuisine...)

Quant au rythme de travail, pour le moment, j’essaie qu’il soit bien régulier chaque jour. Nous faisons une pause le dimanche (ce qui nous permet d’avoir un temps tranquille, nous les parents, pendant la journée), mais Clémence n’a pas eu le droit à un “jour férié” ce jeudi et a également travaillé samedi.
Je pense que cette régularité au début amènera une bonne habitude de travail et lui permettra d’arriver petit à petit à un bon niveau de concentration. De toute façon, le temps de travail journalier reste assez court, nous sortons tous les jours ou presque et en plus de la pause du dimanche, elle a sa journée halte-garderie le lundi et je suis plus souple le jeudi après-midi car après une 1/2 journée de halte-garderie, elle moins réceptive que les autres jours.

2 commentaires:

  1. Bonsoir, serait-il possible que vous me partagiez vos cartes d'activités ? Je suis en plein dans la problématique que vous évoquez dans cet article ainsi que dans celui du 25/11/10.
    Ma fille de 4 ans 1/2 renâcle à s'y mettre, demand de nouvelles activités mais n'en reprend pas. Et lorsque je lui montre tout ce qu'elle a à disposition, elle me dit qu'elle en a de trop, qu'elle ne sait plus faire, qu'il fait que je lui remontre, etc.
    Cadrer un peu plus son libre choix par les cartes d'activités me semble être une très bonne piste.
    Dans tous les cas merci pour ces articles qui parlent aussi des difficultés car ils m'aident vraiment.
    Servane

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    1. Bonjour Servane, je vais regarder si j'ai toujours ces cartes et essayer de les mettre en ligne (de mémoire, mes fichiers étaient très lourd). Il va sans doute falloir un temps de remise en forme de plusieurs fichiers.
      Quand ce sera fait, je mettrai un article en ligne pour signaler la disponibilité de ces cartes.

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