Le contenu de ce blog est le reflet de mon cheminement dans la pratique de la pédagogie Montessori et n'engage que moi.
Il ne saurait se substituer à une formation de qualité.
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vendredi 12 novembre 2010

Ce matin, dans la classe...


Séance mitigée aujourd’hui. Beaucoup de beau travail pour Inès et Yasmine, Clémence qui passe beaucoup de temps pour venir à bout de ses activités, Liv qui a du mal à trouver ses activités mais qui, par deux fois, se concentre parfaitement sur le laver de la table, Pauline qui démarre la séance par les lettres, puis passe beaucoup de temps à contempler l’imagier des arts avant de se mettre à son cher trinôme...
Une séance un peu fatigante pour moi à jongler avec des présentations longues pour Inès et Yasmine, à aider Clémence à ne pas perdre son temps ou à aiguiller Pauline et Liv pour qu’elles ne tournent pas dans la classe, mais au final, je pense que les filles ont bien travaillé.



mardi 9 novembre 2010

Une magnifique séance



Ce mardi, il y avait 5 enfants dont un de moins de 3 ans dans la classe. Le petit Tomaso a terminé son adaptation et nous a donc rejoint pour la première fois dès le début de la séance et a partagé notre temps de ligne. 
Chaque matin, lorsque les enfants arrivent, ils se déchaussent et placent leurs chaussures dans un panier en plastique. Seuls ou avec mon aide ou celle de leur parent, ils mettent leur manteau sur un cintre puis vont porter le tout dans le couloir. Puis, ils viennent s’installer sur la ligne.
Si un enfant est un peu en retard, pour l’instant, j’attends. Les enfants peuvent prendre une petite activité, feuilleter un livre seuls ou avec moi.

Lorsque nous sommes tous sur la ligne, nous avons nos petits rituels. Nous commençons par chanter une petite chanson de bienvenue pour chaque enfant. A tour de rôle, un enfant choisit dans quel ordre nous allons faire les salutations. 
Puis, je présente rapidement un petit élément collectif en lien avec le projet du moment. Ainsi, aujourd’hui, j’ai repris le panier des fruits secs d’automne. Nous avons nommé les fruits et les arbres dont ils sont issus. Une leçon en 3 temps collective a suivi.

Ensuite, nous disons la comptine ou chantons la chanson du moment. En ce moment, c’est une comptine des Belles Histoire de Pomme d’Api que j’avais apprise toute petite que nous disons. Elle travaille les rimes et la fin leur plaît beaucoup. Elle dit: «Pommes et poires, dans l’armoire; figues et noix, dans les bois; et le faiseur de bêtises, bien au chaud dans sa chemise.»

C’est alors le moment de faire un petit rappel sur une règle de la classe. Depuis la rentrée, nous travaillons principalement sur ne pas déranger les autres et comment venir me parler. Aujourd’hui, j’ai présenté un nouvel outil: le cercle rouge. J’ai découpé un cercle dans du papier rouge. Lorsque je le pose devant moi sur la table ou sur un tapis, c’est que je ne veux absolument pas être dérangée dans le travail que je fais avec un enfant. Ils ont donc pour consigne de ne pas me solliciter, même de la manière respectueuse que nous avons travaillé. Ils doivent essayer de trouver une solution seuls ou avec un autre ou attendre.

Nous disons alors une petite comptine qui nous permet de nous rappeler  que nous devons chuchoter ou parler à mi-voix. La comptine prépare l’ambiance de travail. J’aide les enfants à se préparer à se concentrer en faisant un petit exercice d’attention collective. Ça pourrait être un silence, mais en ce moment, il s’agit de se passer une clochette sans la faire tinter. Nous essayons de faire 2 tours sans un bruit. A ce moment, toute l’attention des enfants est tendue vers ce but collectif. Ils retiennent leur respiration quand c’est leur tour et suivent des yeux le parcours de la clochette en espérant qu’elle ne tintera pas. La réussite est la réussite de tous.

Quand la clochette revient près de moi, les enfants sont silencieux. Je leur demande de réfléchir à l’activité qu’ils souhaitent prendre maintenant et de se lever pour la commencer dès qu’ils ont trouvé. Je reste près des enfants sur la ligne jusqu’à ce que tous aient trouvés et soient en activité.

Je dois dire qu’aujourd’hui, ce temps collectif a vraiment été très efficace. A la fin du temps de ligne,  tous les enfants étaient au travail, dans une concentration et un silence impressionnants. Jusqu’à 11h environ, on n’entendait pas un bruit ou presque. Les enfants ont enchaîné les activités sans presque que j’intervienne autrement que pour les présentations que j’avais à faire.
L’agitation qui a commencé à émerger vers 11h relevait plus, selon moi, de la fausse fatigue. Nous commençons malheureusement un peu tard pour voir se dérouler une vraie séance Montessorienne.
En ce moment, je n’arrive pas à terminer les séances à 11h30, car, après un temps de latence, la plupart des enfants sont relancés dans l’activité et pourraient continuer. Nous verrons l’an prochain quand l’école commencera plus tôt.
En attendant, trêve de laïus et place aux photos:



lundi 8 novembre 2010

La boîte de grammaire de l'adjectif


Ce matériel ne m’a pas été présenté en formation. Il a été remplacé par un autre, intéressant lui aussi, mais ma lecture de la Pédagogie Scientifique m’a poussée à essayer ce matériel qui me semble assez complémentaire de celui que j’ai déjà.
J’ai commencé par la boite de l’adjectif car il correspond au point où j’en suis avec une petite fille en ce moment et, en plus, il m’a semblé qu’il pourrait être intéressant pour Clémence aussi.
L’exercice consiste en 4 séries de cartes comportant chacune 2 (ou 3) groupes nominaux. Sur chaque carte, le nom est le même, seul l’adjectif change. Dans la première série, les adjectifs sont des adjectifs de couleurs: la tablette rose, la tablette grise; le cube rose, le cube bleu etc..
Dans la deuxième, des adjectifs de taille: le petit cube, le gros cube; le cylindre haut, le cylindre bas...
Dans la troisième, des adjectifs sensoriels divers: la note aigüe, la note grave; l’eau incolore, l’eau colorée.
Dans la quatrième, des adjectifs relatifs à la géométrie: le triangle scalène, le triangle isocèle, le triangle équilatéral; l’emboîtement circulaire, l’emboîtement triangulaire...




Ensuite, il recompose chaque groupe à l’aide des cartons-mots (articles, noms, adjectifs). Pour chaque série, il n’y a qu’un seul carton par mot. Ainsi, pour reconstituer «la barre longue» et «la barre courte», l’enfant réutilise les cartons «la» et «barre». Il ne change que l’adjectif entre les deux. Ainsi, il prend conscience qu’en changeant simplement l’adjectif, on obtient un objet différent alors que le nom est toujours le même.

L’enfant peut également placer les symboles sur les cartons. Personnellement, j’ai introduit une grosse différence avec les boites de grammaires originale: la couleur des cartons. En effet, la couleur des cartons et celle des symboles ne se recoupent pas. On retrouve le noir pour le nom et le rouge pour le verbe, mais les couleurs de la préposition et du pronom sont inversés entre les boites et le symboles, l’article et l’adjectif sont sur une déclinaison de marron et non de bleu...
Bref, tout cela m’a semblé manquer de cohérence, j’ai donc gardé la couleur des symboles pour mes cartons.


Ce lundi, dans la classe...


C’était au tour d’Eloise de faire sa rentrée à l’atelier, ce matin. Et elle est arrivée les bras chargés de nouveaux tabliers et de nouvelles nappes de présentation pour la classe que Maëlle m’a cousus pendant les vacances.
Les petits tabliers sont en toile enduite, souple et imperméable. L’enduit maintient suffisamment le tissu pour qu’il n’y ait apparemment pas besoin d’ourlet. Maëlle a cousu les brides avec du velcro pour les attacher ainsi qu’une fine lanière pour passer autour du coup.
J’ai profité que nous n’étions pas trop nombreuses (Liv n’était pas là) pour planter tout de suite les pitons destinés à les recevoir. J’ai gardé les tabliers «intégraux» pour la peinture (j’en ai fixé un directement sur le chevalet). 
Et j’ai installé ma nouvelle nappe de présentation, unie et de couleur claire, sans fils tirés qui détournent l’attention comme l’autre... Bref, c’est reposant! Il faudra que je trouve un tissu un peu épais à mettre dessous pour éviter que ça glisse trop. En attendant, maîtrise du geste!


L’ambiance a été studieuse ce matin. Même si Eloise avait un peu tendance à faire les activité pour les montrer à son doudou, elle n’en a pas moins travaillé très sérieusement. En voyant pauline faire son trinôme, elle a sorti le binôme qu’elle maîtrise maintenant au point qu’elle est capable de le remonter même hors de la boite. La présentation du trinôme est au programme de la semaine prochaine!
Quelques photos:



vendredi 5 novembre 2010

Maîtrise du geste


Ce vendredi, quand je regarde les photos que j’ai prises,c’est l’importance de la maîtrise du geste dans la pédagogie Montessori qui s’en dégage.
Maîtriser le geste, acquérir le geste juste et sûr, travailler la précision, c’est bien sûr l’un des premiers objectifs de la vie pratique. Par exemple, lorsqu’on présente le cadre de la fermeture de jupe, pratiquement tous les enfants y arrivent. Mais il ouvrent d’un geste brusque, qui part en travers. Au fil des séance, ils vont ouvrir tout doucement, d’un mouvement bien vertical qui suit exactement la fermeture et sans provoquer aucune tension dans le tissu. L’enfant sera passé du geste naturel au geste maîtrisé.
J’admire particulièrement que Maria Montessori, femme qui passa tant de temps à étudier et assoiffée de connaissance, ait néanmoins compris que nous ne sommes pas de purs esprits et que l’éducation de l’esprit passe par l’éducation de la main. 
Car la maîtrise du geste ne concerne pas que la vie pratique, elle s’étend ensuite à toutes les activités où elle devient indispensable.



jeudi 4 novembre 2010

Jour de rentrée


Et voilà, les vacances sont finies! Ce matin, nous avons repris le chemin de la classe et Liv nous a rejointes, comme  tous les jeudis. Jolie ambiance studieuse pour ce jour de rentrée et le plaisir, pour Liv, de démarrer les lettres rugueuses dans la classe. La surprise passée de ne pas passer en revue n’importe quelle lettre de son choix me de se contenter de 3 qu’on prend le temps de bien tracer dans le bon sens, elle a été très contente.
Quelques photos des activités du jour:


Après un tri tactile pour se lancer, Clémence se lance dans une nouvelle activité de Géographie: les drapeaux de l’Europe. Pour le moment, je n’ai fabriqué que 10 drapeaux de pays dont elle connaît le nom, mais c’est suffisant. Elle prend un drapeau, le cherche sur la carte renseignée, puis le fixe à la patafix sur la carte de pays. Ensuite, elle a voulu se lancer dans un nouveau livret: dessiner la forme du pays, la colorier, écrire son nom, dessiner son drapeau. Mais elle n’est pas allée plus loin que la France.


Pauline, était très attirée par les drapeaux. J’ai réussi à rediriger son attention sur une carte de géographie. Pour faciliter le travail le puzzle a été posé (et même fixé avec des pinces) sur le fond de carte non renseigné. Elle l’a refait plusieurs fois avant de passer à autre chose.


En ce moment, Liv a une passion pour la pâte à modeler, elle y passe toujours beaucoup de temps. Puis elle a peint et il a fallu l’encourager pour aller au bout de son rangement. Ensuite, elle a essayé le petit hérisson fabriqué pour les plus petits (voir sur l’excellent blog d’Aude) mais qui fait un tabac chez les plus grands. Puis elle a repassé avant de prendre le bloc des cylindre qui est son matériel sensoriel de prédilection puis de commencer les lettres.

mercredi 3 novembre 2010

Constructions


Le papa et les filles se sont découverts une nouvelle passion pour les week-ends et les jours fériés: les kaplas. Au début, les filles ont surtout regardé leur papa construire. Maintenant, ce sont de véritables réalisations collectives qui font l’objets d’âpres négociations pour savoir si les tours se rejoindront comme ceci ou comme cela ou qui aura les dernières planchettes (un baril pour 3, c’est vite utilisé!).
Lorsque les tours ont été bien admirées, leur démolition fait l’objet d’un savant calcul et, telles les destruction de HLM à la dynamite, sont filmés en souvenir. Un moment de complicité entre un père et ses filles et qui devient aussi l’occasion de construire entre soeurs.