Le contenu de ce blog est le reflet de mon cheminement dans la pratique de la pédagogie Montessori et n'engage que moi.
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lundi 21 février 2011

Clochettes


En ce moment, Clémence est très intéressée par la musique. elle essaye d’apprendre des petits bouts de mélodie au piano et travaille régulièrement ses clochettes.
La voici en train de travailler les 8 paires de clochettes ensemble. Elle a fait de nombreux progrès même s’il y a parfois encore de petites erreurs (ici, une confusion entre si et do) et elle commence à reconnaître certaines notes. Voici une film un peu long mais qui montre bien tout le processus de la mise en paire et comment l'auto-correction finale lui permet de retrouver l'inversion de paires et de se corriger.


Les clochettes sont parfois utilisées juste comme instruments de musique. Je les utilise parfois pour chanter sur la ligne et l’autre jour, Clémence a spontanément joué «do ré mi, la perdrix» sur les clochettes, plusieurs fois de suite. J’avais l’appareil, J’ai enregistré.



mardi 25 janvier 2011

Paires de boutons


Hier soir, j’ai cousu deux petits sacs. L’un a reçu des objets pour un sac à mystère thématique (objets de bureau), le second, des paires de boutons.
La mise en paire est une activité très formatrice et qui intéresse beaucoup les petits.
Les plus grands qui maîtrisent le concept pourront s’amuser à reconstituer les paires de manière purement tactile


vendredi 21 janvier 2011

Une activité pour l'éducation de la volonté


Récemment, je lisais un post sur le blog de Susan Dyer, The Movable Alphabet. Cette éducatrice faisait le constat que de nombreux enfants autour de 4 ans éprouvent une grande difficulté à choisir une activité et tournent dans la classe sans parvenir à choisir.
Susan Dyer conseille une activité qu’elle nomme «fetching and pairing». Le principe est très simple et peut être réalisé avec de nombreux matériels. Je l’ai montré à Pauline avec un tiroir du cabinet de géométrie. Le tiroir est posé sur un tapis. Un 2ème tapis est déroulé à l’autre bout de la classe ou alors, on utilise une table. J’ai demandé à Pauline d’y apporter toutes les formes du tiroir, ne gardant sur mon tapis que les cadres.
Ensuite, j’ai donné à Pauline un petit plateau, j’ai pointé un cadre avec une baguette chinoise et demandé à Pauline de me rapporter dans son plateau la forme correspondante.


L’exercice possède de nombreux avantages: il fait travailler les enfants dans le mouvement, ce qui est important, à leur âge. Ensuite, il demande à l’enfant de faire un choix. Face à la table ou au tapis, il est seul pour décider quel objet ramener. Puis, lorsqu’il revient, il peut constater la pertinence ou non de son choix et repartir chercher un autre objet si son premier choix ne convenait pas. 
Susan Dyer indique que ce choix permet à l’enfant de progresser dans l’éducation de sa volonté. Lorsque l’enfant de cet âge répond à l’éducateur qu’il «ne sait pas quel matériel prendre», il dit la vérité. Il n’a pas encore suffisamment de maturité pour accéder tout le temps au choix de son activité. Exercer son choix dans un cadre circonscrit lui permet de s’approprier cet acte, d’en mesurer les conséquences et d’avancer dans la voie de l’éducation de la volonté qui mène à la véritable liberté.
D’ailleurs, j’ai constaté que juste après la présentation de cet exercice, Pauline avait une conscience très claire de ce qu’elle voulait faire et qu’elle a enchaîné les activités sans que j’ai besoin de m’occuper d’elle.

Cet exercice a encore un avantage non négligeable: il permet aux enfants de reprendre des matériels négligés et de se les approprier.
 
Lorsque l’enfant a compris le principe avec l’éducateur, on peut proposer à 2 enfants qui s’ennuient de travailler ensemble. C’est ce que j’ai fait avec Liv et Pauline. Elles ont beaucoup aimé travailler ensemble. Malheureusement, il y avait beaucoup d’enfants dans la classe aujourd’hui, avec lesquels j’avais à travailler. Or, au bout d’un moment, l’activité a dégénéré car elles n’ont pas su y mettre fin. Il faut donc que je veille à être disponible lorsqu’elles font cette activité pour repérer le moment où leur temps de concentration est dépassé et les aider à y mettre fin pour passer à autre chose (Susan Dyer a d’ailleurs un très bon article à ce sujet.)



mardi 1 juillet 2008

Retour dans la salle de classe


Après une semaine de vacances, Clémence a retrouvé aujourd’hui son rythme et sa salle de classe.
Je dois dire que j’ai été assez satisfaite de cette séance de travail. Certes, il a fallu que je rappelle fermement 2 ou 3 fois que le matériel devait être rangé avant de commencer une autre activité, mais aujourd’hui Clémence était très motivée pour travailler.
Elle ne s’est pas fait prier pour aller dans la classe, c’est elle qui a vraiment choisi ce qu’elle voulait faire, dès qu’elle avait terminé une activité, elle allait vers une autre... Bref, par rapport à ces derniers temps où elle se faisait un peu tirer l’oreille pour se mettre au travail, c’était vraiment très agréable. Et en plus, malgré la grosse chaleur, elle a travaillé sans discontinuer pendant 2 bonnes heures!